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14/11/2010

Rouen Capitale : Entre état des lieux et réalisme, il y a encore du chemin à parcourir.

image-4.jpgLes cafés de Rouen Perspectives intéressent : preuve en est la présence nombreuse de rouennais venus débattre avec nous d'un sujet d'importance : la place de Rouen au sein des collectivités, et l'ambition de pouvoir prétendre un jour au rôle de capitale régionale, à l'instar de villes comme Lyon, Lille, Nantes...

Une ambition partagée par tous, mais pour laquelle la méthodologie différe, suivant que l'on ambitionne d'être la tête de pont de l'Agglomération, et d'en prendre réellement les commandes, ou bien de jouer en seconde division, en attendant sur le banc de touche que le chef d'équipe veuille bien vous confier un rôle.

Dès lors, le réalisme s'impose à tous, au son des dernières fermeture de services à Rouen et par la présentation du classement des villes les plus dynamiques de France de l’Express (du 2 Juin 2010) où le classement de Rouen est particulièrement mauvais.

Dès le début de la discussion, la question de la réunification de la Normandie et de la comparaison de Caen et de Rouen est posée. En effet pour plusieurs intervenants, la réunification en faisant de Rouen la capitale de la Normandie entière pourrait être un levier de développement très important. Cependant comme l’expriment plusieurs participants le manque de volonté politique forte à la fois au plan local et au plan national fait que cette réunification reste pour le moment improbable à court ou moyen terme. Le débat reste d’ailleurs ouvert sur les modalités pour que cette réunification soit acceptable par les Rouennais. Le problème plus général du manque de perspective à la fois à long terme et à un niveau national des dirigeants rouennais est lui aussi évoqué à ce sujet.

Le débat passe ensuite sur la question du dynamisme des Rouennais : pour de nombreux intervenants, Rouen demeure une ville peu incline au changement et au dynamisme, une « belle endormie » à qui manque sans doute le côté « ville universitaire » qui donne de l’animation et de l’éclat à de nombreuses villes de province. La proximité de Paris est elle aussi évoquée, les intervenants y voyant à la fois une chance et un problème pour Rouen.

Plusieurs points sont ensuite passés en revue pour voir les atouts et les problèmes de Rouen :

Le formidable patrimoine architectural de la ville est sans conteste un atout majeur mais les manques de l’hôtellerie et de structure adaptée pour recevoir des congrès ne le valorisent pas à sa juste valeur. La mise en place d'un pass donnant droit à des avantages sur les visites et assurant les transports en commun se doit d'être creusée, comme cela se fait déjà dans de nombreuses villes étrangères au fort potentiel historique.

La ville possède de nombreux atouts économiques, avec la Seine et le Port de Rouen, le pôle Mov’eo, la présence de quelques grandes entreprises (la Matmut notamment) et la « grande zone commerciale à ciel ouvert » que représente le centre-ville de Rouen. De même, Rouen est une ville sportive qui excelle dans plusieurs domaines (sports nautiques, hockey sur glace, baseball notamment). Cependant la présence de nombreuses installations étudiantes et des logements afférents à Mont-Saint-Aignan, ville mal desservie notamment la nuit empêche le développement d’une vie étudiante dynamique au sein de Rouen même.

Enfin, le débat porte sur le fait que l’actuel maire de Rouen ne dispose pas d’un poids politique suffisant que ce soit au plan national ou même au sein de sa propre agglomération verrouillée par le premier adjoint de Grand-Quevilly Laurent Fabius, peu enclin à laisser jouer en solo une femme qui aura su gagner sa ville dès le premier tour, avec un score à faire pâlir plus d'un cacique du Parti Socialiste.

Un amer constat qui laisse penser qu'il manque à Rouen une femme ou un homme politique d’envergure nationale avec une vision prospective de sa ville, ayant envie de s'y investir, à l'instar d'une Martine Aubry à Lille, d'un Alain Juppé à Bordeaux, ou d'un Gérard Collomb à Lyon....la liste est longue, mais hélas pour nous, Rouen ne figure toujours pas sur la liste.

 

05/11/2009

Ouvrir la Ville au Handicap : du mieux mais doit persévérer.

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les cafés de Rouen Perspectives intéressent : preuve en est, après la présence de Christine Rambaud sur celui consacré à la propreté, la présence de Robert Foubert -en charge du handicap pour notre ville- que nous y avons accueilli  avec plaisir.

 

Nos opinions convergent :   La France est en retard et  il reste beaucoup à faire. Il est malheureusement à déplorer que la ville n'entreprenne pas -de manière visible- les aménagements qui pourraient la rendre accessible à tous. Il faut faire une vraie politique d'aménagement rationnel des trottoirs, des rues, des réseaux de bus, du nombre de places handicapés et de sensibiliser les citoyens au respect de ces places.

 

Pierre Albertini avait l'intention de faire bouger la ville en mettant sur sa liste une personne à mobilité réduite. Qui mieux qu'une personne atteinte de handicap  peut éviter ou déceler et remédier à certaines aberrations qui nous pourrissent fréquemment notre quotidien

 

CE QUI A ETE FAIT DEPUIS 2008 et ce qui est envisagé

Voirie

On peut constater quelques progrès au niveau de la voirie, mais il faut  être réaliste, ils correspondent  à l'exécution minimum des engagements de la ville. En effet Rouen a des obligations car d'une part elle a signé en 1996, puis en  2002, une chartre « ville-handicap » et d'autre part elle doit se conformer à la loi du 11 février 2005 sur l'égalité des droits et des chances qui  doit permettre aux personnes en situation de handicap une participation effective à la vie sociale grâce à l'organisation de la cité autour du principe d'accessibilité généralisée, qu'il s'agisse de l'école, de l'emploi, des transports, du cadre bâti ou encore de la culture et des loisirs.

 

Accès à la vie culturelle :

Le GIHP -Groupement D'Insertion des Handicapés Physiques en collaboration avec la ville de Rouen facilite depuis plusieurs années l'accès à la vie culturelle des personnes handicapées physiques et sensorielles.C'est avec cette même association qu'en janvier 2009 une convention de développement culturel a été signée entre la ville de Rouen et  le GIHP. Aboutissement d'un travail de longue haleine  commencé  par Catherine Morin-Desailly pour lutter contre l'exclusion  et intégrer les personnes porteuses d'un handicap dans le programme culturel de la ville. Cette convention est un grand pas en avant pour tous les handicaps et spécialement pour les malvoyants et les malentendants.

 

Accès aux monuments rouennais :

 

Un diagnostic sur l'état d'accessibilités vient d'être rendu. On peut distinguer les monuments :

DÉJÀ ACCESSIBLES mais pouvant souvent subir quelques améliorations : Musée des Beaux-arts, Conservatoire régional, Muséum, Chapelle Saint-Louis, théâtre des Arts, Centre Malraux, Les Bibliothèques  de St Sever ; Parment, Grand'Mare --

CEUX QUE LA VILLE PRÉVOIT DE  RENDRE ACCESSIBLES : la majorité des églises qui n'ont pas d'accès en auront et des travaux seront exécutés à  la bibliothèque Villon - sans commentaires-...

 

LISTE DES MONUMENTS NON CONCERNÉS : IMPRESSIONNANT

Le gros horloge, le pavillon Flaubert, la maison natale de Corneille, le musée de la Céramique, le musée le Secq des Tournelles et la bibliothèque des Capucins. Pourtant beaucoup de villes se sont munies de monte-escalier, facile à adapter sur presque tous les escaliers.... C'est un choix politique, ce n'est pas celui fait par l'actuelle municipalité.

Au final, du mieux, mais doit persévérer.

01/10/2009

Rouen ville sportive : doit mieux faire.

images.jpegDe la pratique amateur à la compétition, et aux clubs professionnels, soient plus de 20 000 licenciés, on peut dire que Rouen fait partie des villes sportives, avec plus de 15 disciplines évoluant au niveau national. En peloton de tête des villes de France il y a 10 ans, elle a été depuis quelques années dépassée et se retrouve dans la moyenne basse du classement.

Personne ne peut nier l’importance du sport dans la vie quotidienne des rouennais, et il s’agit ici d’articuler le sport dans une démarche d’intégration sociale, d’apprentissage et de la construction citoyenne et de maintien du lien social entre (et inter) génération.

En matière d’équipement la ville arrive à saturation, et a besoin de construire de nouveaux équipements.

-Palais des sports
-Un stade pour l’ovalie
-Un complexe sportif rive sud
-Un nouvel espace sportif et ludique (pointe de l’ile la croix), regroupant un maximum d’activité.
-Préserver le champ de course pour l’aménagement du sport loisir.

Il convient donc de développer une politique vers la jeunesse, en mettant l’accent sur l’accessibilité à tous dès l’école primaire, un lieu d’acquisition des règles de vie, de l’éthique sportive et surtout de la promotion de la culture à travers la valorisation du sport (un esprit sain, dans un corps sain).